#CalvaClub : Saison 1, Episode 1

La thèse :
Je dois avouer que lorsque F.Fromentin m’a intimé l’ordre de couvrir le #CalvaClub, j’ai tout d’abord agité les bras et parlé fort afin de lui signifier mon désaccord face à cette obligation de travailler.

L’antithèse :
Ma deuxième réaction (plus intérieure) a été d’envisager le problème sous un autre angle et de me faire remarquer que j’allais pouvoir picoler pendant une semaine au frais de la princesse (entendez Passion Calvados).

La synthèse :
Ma troisième réaction, pleine de magnanimité, a été finalement d’accepter le boulot, non sans feindre la surcharge de travail ; « Je peux te dire que c’est vraiment par conscience professionnelle que je fais ça… ».

Sur le papier

Calva club

20 bars, 21 cocktails (n’oublions pas le Pom’Pom), 7 papiers, 7 jours. L’ordre de mission était clair et net ; si je calculais bien (et dans ces cas là je me révèle un vrai Cédric Villani), cela faisait 3 cocktails par soir, et prescrit par le rédac’chef !
« Bon, l’opération a lieu chaque soir de 18 heures à 2 heures du mat’. Ça te laisse de la marge, non ; huit heures pour trois cocktails et un papier ? ».
Tu parles Charles ! J’te torche tout ça en deux heures et à 20 heures j’cuve tranquille jusqu’au lendemain 18 heures. Ni vu, ni connu. Voilà le génial plan de base, une semaine de vacances tout frais payé.
Par contre, il fallait être un minimum rigoureux et rationnaliser les déplacements. Mais une fois les bars regroupés trois par trois sur leur plan imprimé, je me suis vu passant de l’un à l’autre avec, aux lèvres, le sourire entendu de l’escroc qui a réussi son coup.

Sur le terrain

Une limousine de bonne conscience lancée à fond sur des boulevards chargés d’ivresse, voilà comment je la voyais, moi, cette traversée de Paris.
Sauf qu’il faut croire que je tiens davantage du Marcel Martin que du Grangil ; mon cochon, je l’ai transporté en morceaux et en barquette dans un sac plastique, à 23 heures. Il était au caramel, accompagné de nouilles sautées, acheté chez un mauvais traiteur chinois. Et je l’ai bouffé, seul, devant la télé, comme un con.
Mais je commence par la fin.
Equipé de mon non sens de l’orientation, mais pas du plan indiquant les bars au programme de la soirée, resté en plan sur la table du salon, je me dirige vers le métro. Nous sommes le lundi 12 juin 2017, premier jour de l’opération #CalvaClub, il est 19h00. Pour l’instant, c’est simple il suffit de prendre la ligne 4 et de descendre à Château d’eau.
Alors pourquoi me retrouve-je à la station Gare de l’Est quelques minutes plus tard ?
« Fais gaffe Mr F., c’est le genre de détail qui pourrait bien foutre en l’air tout ton joli plan... » que je me suis dit.
Et croyez le ou non, mais ça n’a pas loupé !