Trophées Calvados Nouvelle Vogue 2016: reportage

Trophées des Calvados Nouvelle Vogue ©F.Fromentin

En direct de Calvados-Jay

Cela fait plus de trois ans que, lorsque le printemps est prêt à éclore, je me dis : « cette année, il faut que j’y sois ». Où ? Mais à la finale des Trophées Internationaux des Calvados Nouvelle Vogue pardi.

2016 est donc bien à marquer d’une pierre blanche puisque cette fois-ci j’y étais. Et je peux vous dire que je n’ai pas été déçu.

Joyeux anniversaires

Je dois avouer que j’ai bien choisi mon année pour me décider (enfin) à bouger mes fesses puisqu’en 2016 les Trophées fêtent leurs vingt ans d’existence et la Normandie toute entière les 400 ans de la bataille d’Hastings (mais ça vous le savez déjà).

Passion Calvados ne pouvait vraiment pas louper ça. En cette matinée du dimanche 20 mars 2016 toute la rédaction (c’est-à-dire Mr F. et votre serviteur) est donc sur le pont, enfin sur le quai de la gare Saint-Lazare.

Un rapide briefing et répartition des rôles (je suis l’événement de façon officielle et Mr F. de manière officieuse, autant dire tout de suite qu’il ne va pas en ramer bien lourd), un gros dodo avec filet de bave pour Mr F. et lecture pour moi et nous voici quelques deux heures plus tard à la gare de Caen.

Quand on arrive à Caen

Je vous passe les détails de l’installation à l’hôtel, la rapide disparition de Mr F. sitôt les bagages posés dans les chambres (je ne le reverrai pas durant ces deux jours), pour nous transporter directement au Domaine Cœur de Lion, l’antre des calvados Drouin.

Nous sommes dimanche, il est environ 17 heures et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il caille sur le parking du domaine où l’on attend  le gros de la troupe qui arrive de Paris en car.

Pour nous la vingtième édition des Trophées Internationaux des Calvados Nouvelle Vogue commence donc ici, dans le froid, chez l’un des meilleurs producteurs du Pays d’Auge.

Nous sommes bien vite réchauffés par l’arrivée de Christian Drouin et de sa bonne humeur dont il ne semble jamais se départir (malgré un retour le jour même de Russie et une journée de 22 heures dans les pattes).

Les deux bus venus de Paris se garent et déversent leur flot de barmen, journalistes et accompagnateurs venus de 14 pays différents. Réparti en différents groupes, tout ce petit monde emboîte le pas de Christian et Guillaume Drouin pour une visite du domaine. En anglais, en français, avec des anecdotes et dans la bonne humeur, le père et le fils racontent leur passion et surtout savent la transmettre.

Guillaume Drouin ©F.FromentinChristian Drouin ©F.Fromentin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après les chais et la salle de distillation, il n’est pas question de repartir sans déguster les expressions phares de la maison. Réserve, VSOP, Hors d’âge… Nous goûtons le temps jusqu’à ce soit lui qui nous cueille au détour d’un Millésime 1970. Je n’ai qu’un regret : ne pas l’avoir dégusté dans des conditions optimales.

Debout, dans l’espace dégustation de la boutique, entouré de quelques dizaines de personnes, n’accordant que très peu de temps à ce 1970 pour s’ouvrir et s’offrir pleinement, je rêve à ce qu’il pourrait me raconter si nous avions davantage de temps.

Mais nous avons déjà suffisamment abusé de celui de Christian et Guillaume Drouin que nous quittons. Direction Caen.

La finale nationale

Le juryPetit dîner d’ouverture suivi d’une bonne nuit de sommeil et me voici en ce lundi 21 mars 2016, 09h45, devant le Cargo (la grande salle de spectacles de Caen) où va se dérouler dans quelques minutes la finale nationale qui désignera les représentants français à la grande finale internationale des Trophées.

Réunis autour de l’organisateur qui leur livre ses dernières consignes, les élèves en formation bar vont passer en premier. La tension est palpable.

De l’autre côté, dans la grande salle de spectacle, l’ambiance est plus décontractée quand Marc Jean s’adresse aux membres du jury pour une dernière mise au point.

 

 

Le film de présentation des Trophées projeté sur le grand écran ouvre le bal de cette finale nationale.

Sur scène, les candidats se présentent par groupe de sept. Aux deux jurés qui lui sont assignés chaque élève barman décrit son cocktail. Dans un premier temps il lui faut expliquer en quoi son cocktail répond au thème de cette vingtième édition, « Avec quel cocktails à base de calvados, Guillaume le Conquérant fêterait-il la victoire ? », l’imagination, l’argumentation et les talents de conteur se révèlent alors presqu’aussi importants que la réalisation du cocktail.

Explication face au jurés

Réalisation que les participants enchainent tout de suite après sous les yeux de l’assistance.

Si nous leur rajoutions plusieurs dizaines d’années, on pourrait penser que Parkinson est une maladie répandue chez ces barmen mais leurs vingt ans éclatants ne laissent aucun doute quant à la nature des tremblements de mains : le trac.  

Cependant, lorsqu’ils présentent le fruit de leur labeur on ne peut qu’être admiratif de la maitrise de soi dont ils parviennent malgré tout à faire preuve.

Cocktails ©F.FromentinCocktails ©F.Fromentin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La relève est assurée comme peuvent le constater leurs ainés qui arrivent à présent sur scène pour concourir dans la catégorie « Professionnels ».

Et lorsque ceux-ci se lancent dans l’épreuve, identique à celle des élèves, on constate que, si la relève pousse à la porte, les barmen déjà bien en place ne le sont pas par hasard.

Maturité et expérience donnent non seulement la main sûre mais permettent aussi de faire le spectacle.

Les gestes sont précis et, pour certains, chorégraphiés. À la tenue et à l’attitude de chacun, il est aisé de deviner dans quel cadre ils évoluent au quotidien : bar d’hôtel de renom ou de Palace, bar tendance…

Si le style et la technique diffèrent, le résultat est le même : des cocktails tous plus beaux et plus surprenants les uns que les autres.

Pour chaque catégorie, un cocktail présentera cependant le petit plus qui permettra à son auteur de concourir l’après-midi même aux Trophées Internationaux des Calvados Nouvelle Vogue.

Les 3 premiers de la catégorie ÉlèveLes 3 premiers de la catégorie Professionnel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La France connaît désormais ses deux représentants. Participants, jurés et spectateurs se dispersent ; rendez-vous dans deux heures pour la grande finale internationale.

Les Trophées Internationaux des Calvados Nouvelle Vogue, c'est parti !

14 heures, nous voilà de retour au Cargo.

Si la prestation de ce matin était de haute tenue, la grande finale internationale justifie la renommée acquise au fil de ces 20 dernières années par les Trophées Internationaux des Calvados Nouvelle Vogue.

Même scène, même public (bien qu’un peu plus fourni) mais cette fois-ci nous avons droit à un maître de cérémonie : Colin Field, le célèbre chef barman du bar Hemingway du Ritz, qui ponctue, en duo avec la sympathique Carole, l’ensemble de la compétition de ses explications (très) éclairées et de nombreuses anecdotes.

Une fois l’ouverture de cette 20ème édition déclarée par Marc Jean, 14 élèves barmen représentant autant de nations se lancent dans la compétition. Découpe de fruits, mise en scène, verrerie choisie avec soin… rien n’est laissé au hasard.

DécorMise en scène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et, malgré une prestation des plus honorables réalisée par les journalistes lors de l’épreuve suivante, il faut se rendre à l’évidence : l’art du cocktail ne s’apprend pas en un jour !

Epreuve Journaliste

Après les élèves et les journalistes, le public va enfin découvrir la catégorie phare de ces trophées : les professionnels.

Maitrise, technique rapidité ; en une dizaine de minutes, chaque candidat explique son cocktail, en donne les différents composants, le réalise puis le verse dans quatre verres.

DosageDécoration

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un verre l’accompagne ensuite pour la photo, les trois autres prennent le chemin de la salle où les jurys le dégustent, l’évaluent et le notent.

Et voilà, c’est fini !

Fini ? Non car ce serait sans compter sur le côté joueur des organisateurs qui, cette année, ont décidé de sortir de leur chapeau une épreuve mystère. Et comme les Trophées sont avant tout une fête, c’est en costumes d’époque que les participants vont la disputer.

L'épreuve mystère

Cette dernière épreuve se présente sous forme d’une grande boîte noire placée devant chaque concurrent. Dans cette boîte, de nombreux ingrédients comme des fruits, des légumes, du cidre, du calvados évidemment, des épices… Pour le coup tout le monde est logé à la même enseigne, à chacun donc de se démarquer des autres participants par son sens de l’improvisation et de composer un cocktail original à partir des mêmes ingrédients.

Voilà, cette fois-ci, les épreuves sont belles et bien terminées. Il n’est pas loin de 19 heures et les lauriers ne vont pas tarder à être distribués. La tension disparaît et fait maintenant place aux cris de joie des heureux vainqueurs.

Retrouvez toutes les photos de ce reportage dans la rubrique Galerie de Passion Calvados.

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